
Polaroids du frère
L'écrivain explore les souvenirs déclenchés par la mort de son frère, retrouvé seul dans sa maison de Roubaix, victime d'une chute tragique. A travers ces fragments d'enfance se dévoilent la violence du père, la vulnérabilité d'un fils irradié par la mélancolie et la complicité entre frères, tandis qu'il affronte les fantômes d'une famille rongée par la culpabilité.
C’est ton prénom que je voudrais donner à ce livre.
C’est le silence autour de toi que je cherche à chambarder. Gaver de mots et d’images l’épouvante de l’effacement, jusqu’à effacer le mot effacement lui-même, car on dit que si un mot n’existe pas, la chose qu’il représente n’existe pas non plus.
Toutefois, il est curieux de constater qu’il n’existe pas de mot pour définir un frère qui a perdu son frère ; et je t’ai perdu. Alors les hommes font des livres à leurs frères morts comme on érige des mémoriaux aux inconnus dans les villages pour retenir leurs cendres.
La littérature est un vaste cimetière et j’y pioche ta place.
L'écrivain explore les souvenirs déclenchés par la mort de son frère, retrouvé seul dans sa maison de Roubaix, victime d'une chute tragique. A travers ces fragments d'enfance se dévoilent la violence du père, la vulnérabilité d'un fils irradié par la mélancolie et la complicité entre frères, tandis qu'il affronte les fantômes d'une famille rongée par la culpabilité.
C’est ton prénom que je voudrais donner à ce livre.
C’est le silence autour de toi que je cherche à chambarder. Gaver de mots et d’images l’épouvante de l’effacement, jusqu’à effacer le mot effacement lui-même, car on dit que si un mot n’existe pas, la chose qu’il représente n’existe pas non plus.
Toutefois, il est curieux de constater qu’il n’existe pas de mot pour définir un frère qui a perdu son frère ; et je t’ai perdu. Alors les hommes font des livres à leurs frères morts comme on érige des mémoriaux aux inconnus dans les villages pour retenir leurs cendres.
La littérature est un vaste cimetière et j’y pioche ta place.
Description
L'écrivain explore les souvenirs déclenchés par la mort de son frère, retrouvé seul dans sa maison de Roubaix, victime d'une chute tragique. A travers ces fragments d'enfance se dévoilent la violence du père, la vulnérabilité d'un fils irradié par la mélancolie et la complicité entre frères, tandis qu'il affronte les fantômes d'une famille rongée par la culpabilité.
C’est ton prénom que je voudrais donner à ce livre.
C’est le silence autour de toi que je cherche à chambarder. Gaver de mots et d’images l’épouvante de l’effacement, jusqu’à effacer le mot effacement lui-même, car on dit que si un mot n’existe pas, la chose qu’il représente n’existe pas non plus.
Toutefois, il est curieux de constater qu’il n’existe pas de mot pour définir un frère qui a perdu son frère ; et je t’ai perdu. Alors les hommes font des livres à leurs frères morts comme on érige des mémoriaux aux inconnus dans les villages pour retenir leurs cendres.
La littérature est un vaste cimetière et j’y pioche ta place.























