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Le bouquet dans la peinture

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Le bouquet dans la peinture

Si de nos jours, rien n’est plus banal que des fleurs dans un vase, cet usage est longtemps reste me connu en Occident. Si les premiers objets spécifiquement conc us et fabrique s pour contenir un bouquet datent de la fin du XVIe siècle, l’image du vase rempli de fleurs coupe es est bien plus ancienne. Elle est invente e au XIIIe siècle, dans un contexte sacre , pour représenter l’irreprésentable : l’incarnation du fils de Dieu dans le corps d’une jeune fille vierge. La puissance conceptuelle et symbolique de ce « contenant fleuri » va permettre sa reprise dans la sphère profane, dans le portrait et la nature morte en particulier, sa signification s’adaptant sans perdre la valeur originelle de son contenu théologique. Par un hasard qui n’en est peut-être pas un, c’est au moment ou l’usage de mettre des fleurs coupe es dans un vase commence a être mieux documente , c’est-à-dire au siècle des Lumières alors que le sentiment religieux régresse, qu’un peintre comme Chardin entreprend de peindre un bouquet tel qu’il le voit et non plus avec les « yeux de l’esprit ». Mais il faudra attendre l’époque des impressionnistes et du développement de l’horticulture, pour que les artistes commencent a reproduire sur la toile le bouquet « réel », place devant leur chevalet. Repris sans discontinuité depuis le XVIIe siècle et jusqu’en ce troisième millénaire, le motif rêve le la puissance d’un attrait que ne peut justifier la traditionnelle et moraliste interprétation de symbole de vanité et du caractère éphémère de l’existence. Invente e pour figurer le mystère d’une gestation, l’image du vase de fleurs est devenue la métaphore d’une créativité intérieure, féconde et vivante.
Si de nos jours, rien n’est plus banal que des fleurs dans un vase, cet usage est longtemps reste me connu en Occident. Si les premiers objets spécifiquement conc us et fabrique s pour contenir un bouquet datent de la fin du XVIe siècle, l’image du vase rempli de fleurs coupe es est bien plus ancienne. Elle est invente e au XIIIe siècle, dans un contexte sacre , pour représenter l’irreprésentable : l’incarnation du fils de Dieu dans le corps d’une jeune fille vierge. La puissance conceptuelle et symbolique de ce « contenant fleuri » va permettre sa reprise dans la sphère profane, dans le portrait et la nature morte en particulier, sa signification s’adaptant sans perdre la valeur originelle de son contenu théologique. Par un hasard qui n’en est peut-être pas un, c’est au moment ou l’usage de mettre des fleurs coupe es dans un vase commence a être mieux documente , c’est-à-dire au siècle des Lumières alors que le sentiment religieux régresse, qu’un peintre comme Chardin entreprend de peindre un bouquet tel qu’il le voit et non plus avec les « yeux de l’esprit ». Mais il faudra attendre l’époque des impressionnistes et du développement de l’horticulture, pour que les artistes commencent a reproduire sur la toile le bouquet « réel », place devant leur chevalet. Repris sans discontinuité depuis le XVIIe siècle et jusqu’en ce troisième millénaire, le motif rêve le la puissance d’un attrait que ne peut justifier la traditionnelle et moraliste interprétation de symbole de vanité et du caractère éphémère de l’existence. Invente e pour figurer le mystère d’une gestation, l’image du vase de fleurs est devenue la métaphore d’une créativité intérieure, féconde et vivante.
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Original : $110.00

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Le bouquet dans la peinture

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Description

Si de nos jours, rien n’est plus banal que des fleurs dans un vase, cet usage est longtemps reste me connu en Occident. Si les premiers objets spécifiquement conc us et fabrique s pour contenir un bouquet datent de la fin du XVIe siècle, l’image du vase rempli de fleurs coupe es est bien plus ancienne. Elle est invente e au XIIIe siècle, dans un contexte sacre , pour représenter l’irreprésentable : l’incarnation du fils de Dieu dans le corps d’une jeune fille vierge. La puissance conceptuelle et symbolique de ce « contenant fleuri » va permettre sa reprise dans la sphère profane, dans le portrait et la nature morte en particulier, sa signification s’adaptant sans perdre la valeur originelle de son contenu théologique. Par un hasard qui n’en est peut-être pas un, c’est au moment ou l’usage de mettre des fleurs coupe es dans un vase commence a être mieux documente , c’est-à-dire au siècle des Lumières alors que le sentiment religieux régresse, qu’un peintre comme Chardin entreprend de peindre un bouquet tel qu’il le voit et non plus avec les « yeux de l’esprit ». Mais il faudra attendre l’époque des impressionnistes et du développement de l’horticulture, pour que les artistes commencent a reproduire sur la toile le bouquet « réel », place devant leur chevalet. Repris sans discontinuité depuis le XVIIe siècle et jusqu’en ce troisième millénaire, le motif rêve le la puissance d’un attrait que ne peut justifier la traditionnelle et moraliste interprétation de symbole de vanité et du caractère éphémère de l’existence. Invente e pour figurer le mystère d’une gestation, l’image du vase de fleurs est devenue la métaphore d’une créativité intérieure, féconde et vivante.